255 - Pénectomie Totale avec Emasculation...
Qu'est-ce qu'une pénectomie totale avec émasculation.
(ablation totale de la verge et des testicules)
L’intervention proposé est destinée à retirer le pénis qui est le siège d’une tumeur.
Le pénis.
Le pénis est composé de 2 parties : les corps caverneux et le corps spongieux. Les corps caverneux sont les tissus qui permettent l’érection. Le corps spongieux contient le canal de l’urètre et se termine par le gland. Les corps érectiles sont enveloppés dans une gaine fibreuse et par la peau.
Pourquoi cette intervention ?
Dans le cas très précis où les examens médicaux sont en faveur d’une tumeur maligne de l’extrémité du pénis.
Cette opération est nécessaire pour éviter une progression locale de la maladie qui entraînerait des troubles urinaires (par une obstruction du canal de l’urètre), des manifestations douloureuses, des saignements, le risque d’une surinfection et à terme une évolution régionale de la maladie par atteinte des ganglions de l’aine ou du bassin.
Dans les suites de cette opération, une intervention complémentaire portant sur les ganglions de l’aine peut vous être proposée.
Existe-t-il d’autres possibilités ?
Il n’y a pas d’autre méthode de traitement que la chirurgie pour traiter ce genre de tumeur. Suivant la taille et la localisation de la tumeur l'on pourra ou pas envisager une ablation partielle du pénis.
Préparation à l’intervention.
L’intervention peut se dérouler sous rachi anesthésie ou anesthésie générale.
Comme pour toute intervention chirurgicale, une consultation d’anesthésie pré-opératoire est nécessaire quelques jours avant l’opération.
Une analyse d’urine est demandée pour vérifier l’absence d’infection urinaire.
L’intervention est immédiatement précédée de l’administration d’antibiotiques en raison d’une surinfection fréquente de la tumeur.
Technique opératoire.
Le geste chirurgical consiste à enlever la totalité du pénis.
Si la tumeur atteint les bourses, il est possible qu’une ablation d’un ou des testicules soit nécessaire (émasculation). Dans ce cas, la cicatrisation peut être facilitée par une intervention de chirurgie plastique (comblement des zones enlevées par un prélèvement de peau et de muscle de la cuisse).
La durée d’hospitalisation est de quelques jours et la convalescence varie entre 2 et 4 semaines.
Le suivi après l’intervention répond à deux objectifs : surveiller l’absence de récidive tumorale et évaluer la façon dont vous urinez.
Risques et complications.
Dans la majorité des cas, l’intervention proposée se déroule sans complication. Cependant, tout acte chirurgical comporte un certain nombre de risques et complications décrits ci-dessous :
® Certaines complications sont liées à votre état général et à l’anesthésie ; elles vous seront expliquées lors de la consultation pré-opératoire avec le médecin anesthésiste ou le chirurgien et sont possibles dans toute intervention chirurgicale.
® Les complications directement en relation avec l’intervention sont rares, mais possibles :
Les complications précoces :
- Hémorragie ou hématomes :ils peuvent nécessiter une nouvelle intervention pour contrôler le saignement ou évacuer l’hématome.
- Désunion de la suture : une nouvelle intervention ou des soins locaux prolongés jusqu’à cicatrisation complète sont nécessaires.
- Infection locale : elle nécessite un traitement par antibiotiques et parfois un nettoyage chirurgical. - Infection urinaire : elle est favorisée par le sondage et justifie l’administration d ‘antibiotiques.
Les complications tardives :
- Rétrécissement du néo-méat urétral : la cicatrisation entre le canal urinaire et la peau du périnée peut entraîner un rétrécissement du canal urétral. Il nécessite alors une intervention d'élargissement ou de dilatation.
- Retentissement psychologique : il est lié à la modification du schéma corporel et peut nécessiter une prise en charge spécifique.
- Récidive locale : elle justifie la surveillance clinique régulière



j'en ai mal rien qu'a regarder
RépondreSupprimerTu m'étonne Collantissime.
SupprimerJe veux bien que l'on me coupe quelque chose mais certainement pas le zgeg.
Ce dernier serai probablement la dernière chose que j'autoriserais à ce que l'on vienne me le couper.
Je crois que je préfèrerais encore que l'on me coupe la tête plutôt que le zgeg.